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Historique
De 1969 à 1979 : fondation et consolidation
1969 : L’APCHM (Association du personnel des cadres hospitaliers de la Mauricie inc.) est fondée au Centre hospitalier Sainte-Marie de Trois-Rivières. Monsieur Rober Gagné en assure la présidence. Créée à la suite de nombreuses démarches, l’APCHM a pour buts de défendre et de développer les intérêts économiques, sociaux et moraux de ses membres. Elle veut œuvrer sur les plans local, régional et provincial. Pour atteindre d'aussi grands objectifs et s'imposer avec force face aux directions d'institutions et d'établissements ainsi qu'auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux de l’époque, il lui faut agrandir son territoire et recruter davantage de membres.
Mai 1970 : afin de créer une association à caractère provincial qui aurait tout le poids souhaitable lors de négociations, les membres de l'APCHM réunis en assemblée générale avec les membres de l'Association des cadres de l'Hôpital Sainte-Croix de Drummondville, formée un peu plus tôt, optent pour la fusion de leurs organisations. L’APCIMHQ (Association du personnel des cadres intermédiaires du milieu hospitalier du Québec inc.)voit donc le jour, sous la présidence de monsieur Marcel Galibois. Lors de l'assemblée générale du 20 mai 1970, l’APCIMHQ compte alors 25 membres. L'Association ainsi formée peut défendre de façon efficace, les intérêts professionnels, sociaux, éducatifs, économiques et communautaires de tous ses membres, à la grandeur du Québec. Elle réclame un régime de retraite, un régime collectif d'assurances et un moyen de venir en aide à ses membres en cas de congédiement.
Entre 1970 et 1973 : les campagnes de recrutement vont bon train et l’APCIMHQ 500 membres.
1974 : le 1er janvier, l'APCIMHQ obtient enfin un régime collectif d'assurances (vie, maladie et salaire). Cette même année, le champ d'action s’étend à tout le milieu des institutions du réseau des affaires sociales, entre autres aux Centres d'accueil et aux CLSC. Aussi, l’APCIMHQ change de nom pour adopter celui d’ACIAS (Association des cadres intermédiaires des affaires sociales). Un logo est alors créé pour compléter son image.
1975 : à la fin de cette année, un système de rémunération est mis en place, avec échelles salariales et stabilité d’emploi.
1976 : implantation d’un système de classification et de rémunération propre aux cadres.
1977 : l’ACIAS engage le premier directeur général permanent, monsieur Laurian Lefrançois, qui vient tout juste de terminer son mandat de président. Les rencontres entre le ministère des Affaires sociales, le ministre de l'époque, monsieur Denis Lazure, et les associations d'établissements, présidées par monsieur Antoine Léveillé, deviennent alors plus formelles et se produisent à intervalle irrégulier de quatre, six ou huit semaines. Cette même année, l'ACIAS s'associe également à d'autres regroupements de cadres en vue de former la " Conférence des cadres des fonctions publique et parapublique québécoises " et elle soutient les efforts de cette dernière pour l'obtention d'une législation de travail pour les cadres.
Mars 1978 : l’APCIMHQ compte 5000 membres.
3 février 1979 : lors de l'assemblée générale, l'ACIAS se donne une nouvelle constitution révisée de fond en comble. Par la suite, ce nouveau document subit quelques modifications et amendements. À la fin de cette même année, les premiers dépôts formels de documents définissant les diverses fonctions types au sein de l'Association sont effectués.
Décembre 1980 : l’APCIMHQ compte 6806 membres.
Dans le but de gérer les diverses activités de l'Association, plusieurs comités sont formés tels : les finances, l'information, les mécanismes de recours et de replacement, etc. Chacun de ces comités doit, entre autres, évaluer la situation qui le concerne directement, fixer ses objectifs et faire des recommandations au Conseil d'administration qui en dispose.
De 1979 à 1989 : le temps des luttes
1979 : le président, monsieur Yvon Labonté, un ancien membre de la CSN, a le mandat de donner une structure inversée à l’ACIAS, en plaçant le membre au sommet de la pyramide. Seul le membre doit avoir, tout comme aujourd'hui, le véritable pouvoir dans la prise de décision.
MEMBRES
CONSEILS LOCAUX
CONSEILS RÉGIONAUX
PERMANENCE (SIÈGE SOCIAL)
Septembre 1980 : lors de son congrès annuel, l'ACIAS est enfin reconnue officiellement, par décret du gouvernement du Québec, comme seule vraie porte-parole des cadres intermédiaires des établissements du réseau des affaires sociales au niveau des relations de travail.
Octobre 1980 : les rencontres avec le ministère étant devenues formelles, l'Association obtient de ce dernier un document ou plutôt un « énoncé des conditions minimales » intitulé le Répertoire des conditions de travail des cadres intermédiaires des établissements du réseau des affaires sociales. Ce document, attendu par l'Association depuis 1973, renferme une entente entre le ministère des Affaires sociales, les associations d'établissements et l'ACIAS.
1981-82 : alors que monsieur Hormidas Roy assume la présidence, l'Association obtient, à la suite de négociations serrées qui durent depuis quatre ans, la modification de l'article 154 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, de façon à permettre au gouvernement du Québec de réglementer en matière d'embauche, de rémunération, de conditions de travail et de congédiement pour les cadres intermédiaires du réseau. Cette modification est d'autant plus importante que les coupures se font drastiques dans certains postes de cadres intermédiaires.
Décembre 1982 : l’ACIAS publie le premier numéro de son journal « ACIAS Information-Communication ». Ce journal se veut un moyen efficace d'information, de communication, d'influence et de consultation.
1982-83 : l’ACIAS continue ses luttes dans au moins deux dossiers majeurs : elle exerce de fortes pressions dans le but d'obtenir des règlements dans le domaine de la stabilité d'emploi et elle tente d'instaurer un mécanisme de recours dans le cas de congédiement et d'établir des règles concernant l'administration des salaires.
4 mai 1983 : c'est une grande victoire pour l'ACIAS lorsque le Conseil des ministres sanctionne le projet de règlements au sujet de la rémunération des cadres (décret 882-83) ainsi que les mesures de stabilité d'emploi et la procédure d'appel en cas de congédiement (décret 884-83).
Mars 1983 : un protocole type sur les conditions locales de travail est mis sur pied pour servir de guide aux exécutifs de sections locales lors de discussions avec la direction des établissements de leurs localités. De plus en plus, on fait place aux régions.
1er juillet 1983 : après maintes négociations, le Conseil du trésor approuve finalement l'entrée en vigueur de la participation des cadres à temps partiel à 25 % et plus d'un temps complet aux régimes collectifs des cadres. Ceci leur permet d'être sous le couvert des règlements au même titre que tous les autres cadres du réseau. Il s’agit un autre gain important pour l'ACIAS.
1er août 1984 : le gouvernement du Québec réitère, par un nouveau décret (1721-84), la reconnaissance officielle de l'ACIAS comme seule représentante des cadres intermédiaires du réseau des affaires sociales. Ceci campe davantage l'organisme au sein du réseau des affaires sociales.
Mai 1985 : on voit la création du Répertoire des conditions de travail des cadres intermédiaires du réseau des affaires sociales et du Règlement sur certaines conditions de travail applicables aux cadres, deux dossiers majeurs pour l'Association.
31 mars 1986 : l’ACIAS compte 6400 membres.
Mars 1986 : le Conseil provincial autorise l'ACIAS à acquérir son propre édifice pour y établir son siège social. L'Association choisit une localité centrale dans la province pour installer ses bureaux. Ceux-ci sont finalement situés à Longueuil.
Mai 1987 : l’ACIAS compte 6550 membres. Ce même mois, alors que monsieur Richard Fortier assure la présidence, les membres commencent à bénéficier d'un régime exclusif d'assurances automobile et résidence, ACIASsurance.
Par ailleurs, l'année 1987-88 fut très importante pour l'ACIAS pour sa consolidation et la relance de ses affaires internes et de ses actions externes. À l'interne, le nouveau logo de l'Association créé en 1988, des bulletins d'information plus raffinés et un nouveau feuillet publicitaire viennent rajeunir son image et améliorer sa présentation aux membres et à la communauté. De plus, l'implantation d'ACIASsurance vient offrir de nombreux et réels avantages. De même, la formation associative dispensée dans les sections contribue à renforcer les régions.
À l'externe, les préoccupations quant à la rémunération, aux conditions de travail et aux avantages sociaux mènent l'Association à des actions et interventions constantes auprès des instances concernées., le gouvernement du Québec.
Juin 1987 : le gouvernement du Québec adopte le décret 826-87 concernant la rémunération à la suite du remaniement du Répertoire des conditions de travail des cadres intermédiaires.
En ce qui concerne les conditions de travail, les pressions et interventions multiples de l'ACIAS auprès du gouvernement se poursuivent sans relâche en vue de la modification du décret 412-85 devant favoriser l'obtention de la sécurité d'emploi.
Au sujet des avantages sociaux revendiqués par l'ACIAS, le régime collectif d'assurances et le régime de retraite se retrouvent au premier rang. Ainsi, les cadres obtiennent que le régime collectif d'assurances soit administré par un Comité paritaire alors que le régime de retraite fait l'objet d'une lutte serrée et à finir.
Décembre 1989 : l’ACIAS compte 6753 membres.
Mars 1990 : l’ACIAS compte 6837 membres.
Des thèmes importants font l'objet de démarches soutenues et de pressions constantes. Un des dossiers qui retient fortement l'attention concerne les écarts insuffisants ou les inversions d'écart salarial entre les cadres des soins infirmiers et leur personnel, ce qui amène un problème beaucoup plus large et encore non réglé de la classification des fonctions. Les autres sujets traités, tels les assurances et le régime de retraite, le sont en collaboration avec les autres associations de cadres. À cette occasion, ces dernières fondent avec l'ACIAS, le Regroupement des associations de cadres en matière d'assurances et de retraite (RACAR).
De 1990 à 2003 … : conserver les acquis
L'année 1990-1991 voit la création de quatre nouveaux comités au sein de l'ACIAS. Ces comités couvrent les dossiers les plus importants de l'Association : Rémunération, Conditions de travail réglementées, Développement professionnel, Retraite. En 1991, un comité aviseur en soins infirmiers voit le jour afin d'assurer une meilleure représentation des infirmières et infirmiers cadres.
7 novembre 1990 : un règlement portant sur la rémunération des cadres (décret 1572-90) est publié.
5 décembre 1990 : une Circulaire (no 1990-072) traite, entre autres, des modalités de l'indemnité compensatoire pour les cadres en soins infirmiers et des correctifs à la rémunération de certaines fonctions de cadres.
23 juillet 1994 : l’ACIAS change de nom pour devenir l’AGESSS (Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux). En effet, les cadres de l'Association étant davantage des gestionnaires que des intermédiaires, la pertinence de ce nouveau nom est donc évidente. C’est à cette date que l’Association est reconnue officiellement sous sa nouvelle appellation par le ministère des Affaires sociales. Elle adopte alors un nouveau logo qui lui convient mieux à ce qu'elle est devenue. |