AVENIR DU RRPE – MODIFICATIONS EFFECTIVES À COMPTER DU 1ER JANVIER 2013
Dans l’édition de décembre 2010 de notre journal l’Intermédiaire, nous vous présentions les résultats de l’évaluation actuarielle de la caisse de retraite des participants du RRPE au 31 décembre 2008 produits par les actuaires de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances (CARRA), à savoir un déficit de 499 millions de dollars, un déficit reporté de 585 millions et un taux de cotisation fixé à 13,59 % pour les années 2011 à 2013.
En parallèle, l’année 2008 avait également été catastrophique pour les marchés financiers et pour notre caisse, laquelle enregistrait un rendement de - 24,3 % alors que l’hypothèse de rendement de notre caisse afin de rencontrer ses engagements financiers exigeait 6,5 %.
Constatant le niveau sans précédent du taux de cotisation pour les années 2011 à 2013, le rendement désastreux de la caisse en 2008 et le déficit considérable reporté à la suite de l’évaluation actuarielle au 31 décembre 2008, des prévisions futures ont été réalisées par les actuaires de la CARRA et par des actuaires consultants, avec pour résultats des taux de cotisation se situant entre 16 % et 17,5 % pour les trois prochaines évaluations actuarielles, soit jusqu’en 2022.
Devant ce constat, tous les intervenants étaient d’avis que des actions immédiates s’imposaient. Les représentants des différentes associations de cadres et les représentants du gouvernement ont alors convenu de fixer le taux de cotisation pour l’année 2011 à 11,54 %, et ce, afin de permettre à un comité de travail composé de représentants du Secrétariat du Conseil du trésor (SCT), de la Coalition de l’Encadrement en matière de Retraite et d’Assurance (CERA) et du RACAR dont l’AGESSS est membre, d’examiner les dispositions et les problématiques du RRPE ainsi que les modifications à y apporter pour atteindre les objectifs suivants :
1. Maintenir un taux de cotisation raisonnable ;
2. Veiller à la pérennité du régime ;
3. Préserver le caractère distinctif du régime.
Le 31 octobre 2011, le SCT déposait au RACAR et à la CERA une proposition portant sur différentes modifications au RRPE. Après analyse de la proposition gouvernementale, nous avons soumis au SCT une proposition améliorée, laquelle a fait l’objet d’une entente de principe. Ainsi, nous vous présentons une synthèse des modifications qui seront apportées au RRPE à compter du 1er janvier 2013.
MODIFICATIONS AU RRPE À COMPTER DU 1ER JANVIER 2013
- Stabilisation du taux de cotisation et financement du régime
Rappelons-nous que le gouvernement finance actuellement 50 % du RRPE. Lors des travaux du comité, le SCT n’envisageait pas une participation plus grande au financement de la caisse des participants. Nous avons exigé et obtenu une participation plus importante de leur part, en contrepartie des modifications qui vous sont présentées ci-dessous.
L’offre initiale du gouvernement visait la période 2012 à 2015 inclusivement. Nous avons obtenu l’ajout de l’année 2016 et la bonification de l’offre gouvernementale pour 2012 et 2013. Ainsi, le gouvernement versera pour les années 2012 à 2016 inclusivement une compensation à la caisse des participants de la façon suivante :
- En ce qui concerne les années 2012 et 2013, le nouveau taux de cotisation exigé par la caisse tenant compte des modifications à venir au RRPE est de 12,84 %. Le gouvernement a accepté de compenser 0,54 % afin que le taux de cotisation payé par les participants soit de 12,3 % ;
- Pour ce qui est des années 2014 à 2016 inclusivement, le gouvernement a accepté de verser dans la caisse des participants la différence entre le taux de cotisation payé par les participants et le taux de cotisation requis par l’évaluation actuarielle. À cet égard, le taux de cotisation payé par les participants sera déterminé de la façon suivante :
Taux de cotisation minimal = coût de service courant – 1 %
Taux de cotisation maximal = coût de service courant + 1,5 %
Nos projections pour les années 2014 à 2016 sont les suivantes :
• Coût de service courant estimé: entre 11,25 % et 11,8 %
• Taux de cotisation estimé à la suite de l’évaluation actuarielle: entre 15,5 % et 18,4 %
• Compensation du gouvernement : entre 2,75 % et 5,1 %
• Taux de cotisation payé par les participants : entre 12,75 % et 13,3 %
Voici deux exemples démontrant l’incidence de cette compensation sur le partage du financement du régime :
1. Si le taux de cotisation à la suite de l’évaluation actuarielle était de 15,5 % et en appliquant la règle du taux de cotisation maximal payé par le participant (coût du service courant à 11,25 % + 1,5 % = 12,75 %), la compensation du gouvernement serait alors de 2,75 %. Dans cet exemple, le partage de coût entre l’employeur et les participants passerait alors de 50 % / 50 % à 59 % pour l’employeur et 41 % pour les participants.
2. Si le taux de cotisation à la suite de l’évaluation actuarielle était de 18,4 % et le taux de cotisant du participant était de 13,3 % (coût du service courant à 11,8 % + 1,5 %), la compensation du gouvernement serait de 5,1 %. Dans cet exemple, le partage de coût entre l’employeur et les participants passerait alors à 64 % pour l’employeur et à 36 % pour les participants.
Cet engagement significatif du gouvernement représentera une somme que nous estimons entre 175 millions et 295 millions de dollars. Il s’agit d’une somme qui sera réellement versée dans notre caisse et non seulement comptabilisée dans les états financiers du gouvernement.
Afin d’illustrer l’effet de cet engagement pour un participant, voici un tableau comparatif entre le taux de cotisation qu’un participant aurait eu à assumer s’il n’y avait pas eu d’entente (soit un taux de cotisation estimé à près de 17 %) et le taux de cotisation estimé à compter de 2014 à la suite de cette entente (12,75 %) :
| Classe |
2012-04-01 |
2012 |
2012-04-01 |
Si taux de cotisation à 12,75% |
Si taux de cotisation à 17% |
Écart annuel entre |
| Traitement |
Exemption |
Traitement |
| maximum a |
de base RRQ b |
cotisable c |
12,75% et 17% |
| |
|
|
|
|
|
|
| 2 |
40 231 $ |
17 535 $ |
22 696,00 $ |
2 893,74 $ |
3 858,32 $ |
964,58 $ |
| 3 |
42 496 $ |
17 535 $ |
24 961,00 $ |
3 182,53 $ |
4 243,37 $ |
1 060,84 $ |
| 4 |
44 763 $ |
17 535 $ |
27 228,00 $ |
3 471,57 $ |
4 628,76 $ |
1 157,19 $ |
| 5 |
47 044 $ |
17 535 $ |
29 509,00 $ |
3 762,40 $ |
5 016,53 $ |
1 254,13 $ |
| 6 |
49 317 $ |
17 535 $ |
31 782,00 $ |
4 052,21 $ |
5 402,94 $ |
1 350,74 $ |
| 7 |
52 205 $ |
17 535 $ |
34 670,00 $ |
4 420,43 $ |
5 893,90 $ |
1 473,48 $ |
| 8 |
55 262 $ |
17 535 $ |
37 727,00 $ |
4 810,19 $ |
6 413,59 $ |
1 603,40 $ |
| 9 |
58 499 $ |
17 535 $ |
40 964,00 $ |
5 222,91 $ |
6 963,88 $ |
1 740,97 $ |
| 10 |
61 924 $ |
17 535 $ |
44 389,00 $ |
5 659,60 $ |
7 546,13 $ |
1 886,53 $ |
| 11 |
65 550 $ |
17 535 $ |
48 015,00 $ |
6 121,91 $ |
8 162,55 $ |
2 040,64 $ |
| 12 |
69 388 $ |
17 535 $ |
51 853,00 $ |
6 611,26 $ |
8 815,01 $ |
2 203,75 $ |
| 13 |
73 452 $ |
17 535 $ |
55 917,00 $ |
7 129,42 $ |
9 505,89 $ |
2 376,47 $ |
| 14 |
77 755 $ |
17 535 $ |
60 220,00 $ |
7 678,05 $ |
10 237,40 $ |
2 559,35 $ |
| 15 |
82 307 $ |
17 535 $ |
64 772,00 $ |
8 258,43 $ |
11 011,24 $ |
2 752,81 $ |
| 16 |
87 128 $ |
17 535 $ |
69 593,00 $ |
8 873,11 $ |
11 830,81 $ |
2 957,70 $ |
| 17 |
92 230 $ |
17 535 $ |
74 695,00 $ |
9 523,61 $ |
12 698,15 $ |
3 174,54 $ |
| 18 |
97 631 $ |
17 535 $ |
80 096,00 $ |
10 212,24 $ |
13 616,32 $ |
3 404,08 $ |
| 19 |
103 349 $ |
17 535 $ |
85 814,00 $ |
10 941,29 $ |
14 588,38 $ |
3 647,10 $ |
| 20 |
109 400 $ |
17 535 $ |
91 865,00 $ |
11 712,79 $ |
15 617,05 $ |
3 904,26 $ |
| 21 |
115 806 $ |
17 535 $ |
98 271,00 $ |
12 529,55 $ |
16 706,07 $ |
4 176,52 $ |
| 22 |
122 587 $ |
17 535 $ |
105 052,00 $ |
13 394,13 $ |
17 858,84 $ |
4 464,71 $ |
| 23 |
129 766 $ |
17 535 $ |
112 231,00 $ |
14 309,45 $ |
19 079,27 $ |
4 769,82 $ |
| 24 |
137 367 $ |
17 535 $ |
119 832,00 $ |
15 278,58 $ |
20 371,44 $ |
5 092,86 $ |
| 25 |
145 411 $ |
17 535 $ |
127 876,00 $ |
16 304,19 $ |
21 738,92 $ |
5 434,73 $ |
| 26 |
153 927 $ |
17 535 $ |
132 334,00 $ |
16 872,59 $ |
22 496,78 $ |
5 624,20 $ |
| 27 |
162 940 $ |
17 535 $ |
132 334,00 $ |
16 872,59 $ |
22 496,78 $ |
5 624,20 $ |
| 28 |
172 481 $ |
17 535 $ |
132 334,00 $ |
16 872,59 $ |
22 496,78 $ |
5 624,20 $ |
| 29 |
182 583 $ |
17 535 $ |
132 334,00 $ |
16 872,59 $ |
22 496,78 $ |
5 624,20 $ |
| 30 |
193 276 $ |
17 535 $ |
132 334,00 $ |
16 872,59 $ |
22 496,78 $ |
5 624,20 $ |
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| a) Source: Classes salariales du personnel d'encadrement du réseau de la santé et des services sociaux |
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| b) Le maximum des gains admissibles (MGA) déterminé par la RRQ pour l'année 2012 est de 50 100$. Donc, l'exemption de base se calcule comme suit: 50 100$ x 35% = 17 535$ |
| c) Le salaire maximum cotisable au RRPE en 2012 est : 149 869 $ - 17 535 $ = 132 334$ |
- Modifications des critères d’admissibilité à la retraite
Présentement, un participant au RRPE peut prendre sa retraite sans réduction actuarielle s’il respecte l’un des critères suivants :
- 60 ans d’âge ;
- 35 ans de service mais sans âge minimum ;
- « Facteur 88 » (âge + nombre d’années de service), minimum 55 ans d’âge.
Par ailleurs, si le participant prend sa retraite avant d’avoir atteint l’un de ces critères, sa rente est alors réduite de façon permanente de 3 % pour chaque année d’anticipation.
Bien que nous ne souhaitions pas apporter de modifications à ces dispositions, il s’agissait de la contrepartie exigée par le gouvernement afin d’obtenir l’aide financière de sa part ci-haut mentionnée.
À compter du 1er janvier 2013, les modifications suivantes seront apportées :
- Passage du « facteur 88 » au « facteur 90 » en conservant l’âge minimum de 55 ans ;
- Ajout du minimum de 55 ans d’âge au critère « 35 ans de service » ;
- Majoration de 3 % à 4 % de la réduction actuarielle pour chaque année d’anticipation de la rente ;
- Ces modifications s’appliqueront aux participants qui prendront leur retraite à compter du 1er janvier 2013;
- À noter que le critère d’admissibilité de « 60 ans d’âge » sera maintenu.
À cet égard, il est important de souligner que les cadres qui seront admissibles au « facteur 88 » au courant de l’année 2012 devront prendre leur retraite d’ici le 31 décembre 2012 s’ils souhaitent bénéficier de ce facteur. Nous vous rappelons que le critère d’admissibilité n’est pas acquis lors de l’atteinte dudit facteur. Il est analysé en fonction des critères en vigueur lors de la date réelle de départ à la retraite.
Voici un exemple concret afin d’illustrer les impacts pour un cadre de la modification des critères d’admissibilité :
Actuellement, un cadre qui part à la retraite à 55 ans et 33 ans de service est qualifié pour la retraite sans réduction par l’entremise du « facteur 88 ». Avec un salaire moyen de 71 900 $, sa rente de retraite sera de 47 454 $ (33 ans x 2 % x 71 900 $).
Avec les nouvelles dispositions, il devra attendre un an de plus, soit le moment où il atteindra 56 ans d’âge et 34 ans de service, pour être admissible à une retraite en vertu du nouveau critère d’admissibilité du « facteur 90 ». À ce moment, son salaire moyen sera de 72 800 $ et sa rente sera de 49 504 $ (34 ans x 2 % x 72 800 $).
Toutefois, ce même cadre pourrait aussi prendre sa retraite au moment où il aura 55 ½ ans, 33 ½ ans de service, soit une anticipation de 6 mois par rapport à l’atteinte du « facteur 90 ». Bien que sa rente de retraite serait affectée d’une réduction actuarielle de 2 %, sa rente serait de 47 498 $ (33 ½ ans x 2 % x 72 340 $ x 98 %), soit d’une valeur similaire à celle à laquelle il aurait eu droit en vertu de l’ancien « facteur 88 ».
IMPORTANT
En ce qui concerne les divers types d’ententes existantes en vertu de la Loi sur le RRPE ou des conditions de travail et qui visent une transition entre le travail et la retraite (ex : entente de départ, entente de préretraite progressive, etc.), une disposition transitoire sera prévue quant au respect des ententes signées. Ainsi, les cadres déjà engagés dans de telles ententes pourront bénéficier des anciens critères d’admissibilité, incluant le « facteur 88 ».
De plus, une disposition transitoire sera également prévue à l’égard de toutes les ententes qui seront conclues d’ici le dépôt du projet de loi portant sur les modifications du RRPE. Or, le projet de loi devrait être déposé au plus tôt à la mi-février 2012.
Par conséquent, pour tous les cadres de 50 ans et plus souhaitant bénéficier des critères actuels d’admissibilité à la retraite et non de ceux qui entreront en vigueur au 1er janvier 2013, nous vous suggérons d’entreprendre sans délai des démarches auprès de votre employeur afin de bénéficier du régime de préretraite progressive. Tel que mentionné précédemment, si cette entente est conclue avant la date du dépôt du projet de loi, vous pourrez bénéficier des critères actuels d’admissibilité à la retraite. Vous trouverez ci-joint un résumé du régime de préretraite progressive produit par l’Association, de même que des modèles de lettre et d’entente afin de soumettre votre demande. |
- Âge limite de cotisation au RRPE
Actuellement, un cadre cotise au RRPE jusqu’au 31 décembre de l’année de son 69e anniversaire. C’était la limite permise par la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada jusqu’en 2006. Depuis, la limite a été repoussée à 71 ans.
À compter du 1er janvier 2013, les participants cotiseront au RRPE jusqu’au 31 décembre de l’année de leur 71e anniversaire. De plus, au 1er janvier 2013, les participants ayant plus de 69 ans et étant toujours au travail devront recommencer à cotiser au RRPE jusqu’au 31 décembre de l’année de leur 71e anniversaire.
- Retour au travail des retraités
Présentement, les règles applicables aux retraités du RRPE souhaitant effectuer un retour au travail à titre de salarié (cadre, hors-cadre, syndiqué ou syndicable non-syndiqué) varient en fonction de leur âge et de l’année à laquelle ils ont commencé à cotiser à leur régime de retraite. Voici un résumé des dispositions présentement en vigueur :
Si le retraité est âgé de moins de 65 ans et qu’il a commencé à cotiser au RREGOP/RRPE avant le 1er janvier 1983 : |
Si le retraité est âgé de plus de 65 ans ou si le retraité est âgé de moins de 65 ans et qu’il a commencé à cotiser pour la 1ère fois au RREGOP/RRPE après le 31 décembre 1982 : |
Le retraité effectuant un tel retour participe automatiquement à son régime de retraite, sauf qu’il peut choisir de ne pas y participer.
• S’il n’y participe pas, il continue de recevoir sa rente de retraite et son salaire jusqu’à 65 ans;
• S’il y participe, sa rente de retraite est suspendue et il accumule du service à son régime de retraite. |
Le retraité effectuant un tel retour participe automatiquement à son régime de retraite, sauf qu’il peut choisir de ne pas y participer.
• S’il n’y participe pas, sa rente de retraite est suspendue proportionnellement au service qui lui aurait été crédité s’il y avait participé;
• S’il y participe, sa rente de retraite est suspendue et il accumule du service à son régime de retraite. |
À compter du 1er janvier 2013, les modifications suivantes seront apportées :
Tous les retraités, peu importe leur âge ou l’année où ils ont commencé à cotiser à leur régime de retraite, qui débuteront un emploi dans les secteurs public ou parapublic à compter du 1er janvier 2013, pourront recommencer à participer à leur régime de retraite ayant ainsi pour effet de suspendre leur rente en totalité. Toutefois, s’ils décident de ne pas y participer, leur rente de retraite sera suspendue proportionnellement au temps travaillé.
En ce qui concerne les retraités effectuant déjà un retour au travail en date du 1er janvier 2013, ceux-ci demeurent régis par les dispositions actuelles jusqu’au terme prévu par leur entente de retour.
Par ailleurs, afin d’analyser l’ampleur et les caractéristiques du phénomène de retour au travail, une démarche de documentation sera réalisée par le gouvernement.
- Période de qualification au RRPE
De façon générale, le cadre qui se qualifie au RRPE acquiert le droit à une rente de retraite en vertu de ce régime, à compter de la date à laquelle il a commencé à cotiser au régime et seulement après y avoir participé pendant :
- 24 mois consécutifs si le pourcentage de la fonction est d’au moins 40 % ;
- 48 mois consécutifs si le pourcentage est d’au moins 20 %, mais de moins de 40 %.
S’il retourne exercer une fonction syndicable avant de compléter la période de qualification, il recommence à participer au Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP).
À compter du 1er janvier 2013, les modifications suivantes seront apportées :
- Allongement de 2 à 7 ans de la période de qualification ;
- Applicable aux nouveaux participants qui commenceront à cotiser à compter du 1er janvier 2013 ;
- Les participants qualifiés ou en cours de qualification au 1er janvier 2013 ne sont pas touchés par cette modification. Pour eux, les dispositions actuelles continueront de s’appliquer.
Par exemple, un participant qui retournerait occuper un poste syndicable ou qui prendrait sa retraite pendant les 2 premières années de cotisation redeviendrait visé par le RREGOP.
Dans le cas d’une réorientation du participant vers une fonction syndicable qui surviendrait après deux ans de cotisation, le participant continuerait quand même à être visé par le RRPE et à y cotiser.
Pour tous les participants qui quitteraient les secteurs public ou parapublic ou qui prendraient leur retraite après deux ans de cotisation mais sans avoir complété la période de qualification de sept ans, ceux-ci recevraient des bénéfices équivalents à ceux applicables aux participants du RREGOP.
CONCLUSION
Cette entente donne un répit au taux de cotisation pour les années 2012 à 2016 inclusivement. Nous avons toutefois demandé au SCT de poursuivre les échanges dans une perspective à plus long terme afin d’assurer la pérennité et le caractère distinctif du RRPE.
Pour de plus amples détails concernant les modifications au RRPE, nous vous invitons à consulter le communiqué du RACAR.
De plus, pour toutes questions concernant lesdites modifications ou relativement à votre participation au RRPE, nous vous invitons à communiquer avec le Service des affaires professionnelles au poste 2100 ou par courriel à rrpe@agesss.qc.ca. |